Depuis le 13 mai 2006, le corps de cadets 1573 Bassin-de-la-Lièvre est affilié au Service de cartographie basé à Ottawa. Depuis quelques année, plusieurs membres du SCarto s'impliquent sur une base volontaire aux divers activités du corps de cadets.
L'origine de la cartographie militaire au Canada remonte aux premiers jours de la colonisation française et britannique, lorsque des cartes topographiques à grande échelle ont été dessinées près des villes de garnison. Les premiers cartographes militaires canadiens, constituant le corps des arpenteurs du renseignement canadien, servent de guides à la force permanente en 1885 durant les événements historiques de la Rébellion du Nord-Ouest qui se déroulent dans l'actuel centre de la Saskatchewan.
En 1903, une petite unité de cartographie est créée au ministère de la Milice, à Ottawa. Depuis ce temps, arborant divers noms, le service de cartographie militaire est fournit sans relâche dans la région d'Ottawa, au sein des forces régulières.
Durant la première Guerre mondiale, des arpenteurs sont engagés pour effectuer des dessins des tranchées de l'ennemi, alors qu'ils survolent les positions dans des ballons captifs, et pour identifier les positions des canons d'artillerie. Durant la Seconde Guerre mondiale, trois compagnies de topographie du Génie royal canadien dont déployées en campagne, de même qu'un dépôt de cartes et diverses sections de liaison topographique et de fabrication de maquettes. Durant la Seconde Guerre mondiale, les services géographiques de l'État-major général (SGEMG) basés à Ottawa sont soutenus par deux compagnies topographiques de la Milice, lesquelles formeront la base des forces mobilisées en janvier 1940.
En 1946, lors d'une réorganisation, les SGEMG deviennent le Service topographique de l'Armée (STA). Ceci marque la première occasion où les Forces canadiennes ont une unité de production de cartes géographiques indépendante du quartier général national. La nouvelle organisation entreprend un projet de 20 ans dans le cadre du plan fédéral visant a dresser une carte du Canada à l'échelle de 1:250 000. Lorsque le projet prend fin en 1967, environ 40% des cartes et 75% des levés de terrain de l'Arctique et de la région subarctique auront été effectués par le Service topographique de l'Armée.
À l'issue de ce projet de cartographie canadienne, l'unité change son nom pour celui du Service de cartographie (SCarto) alors que le Canada procède à la réunification de ses forces armées. Le nouveau service a alors comme mandat de fournir des cartes, des graphiques ainsi que des données géographiques pour répondre aux exigences opérationnelles unique des forces armées, quelle que soit la région du monde où sont déployées les forces. Le SCarto continue de fournir le soutien géographique avec tout le professionnalisme et l'esprit dont il a fait preuve durant sa longue histoire et que traduit sa devise "Ostendamus Viam" - Nous traçons la voie.